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Essai comparatif Yamaha T Max vs Kymco AK 550
Très serré !
lundi, 15 mai 2017
/ Manu / Editeur scooter-station et moto-station
C’est LE comparatif maxiscooter le plus attendu de 2017 : nettement moins cher que le TMax, le AK 550 promet de faire jeu égal. On les a mesurés et testés sur 350 km, en ville, sur route, doucement, à fond... Verdict !

En cherchant une belle suite de virages où « shooter » nos scooters du jour, nous ne manquons pas de croiser de nombreuses motos et autres cabriolets. Le temps est au beau fixe, les balades mécaniques sont à l’ordre du jour et bien sûr nous ne sommes pas les derniers à tailler de belles trajectoires entres les prairies aussi verdoyantes que les champs de blé encore jeune. Certains motards nous saluent, certains même s’arrêtent pour porter éventuellement secours – « non, non, tout va bien, nous faisons des photos, merci, bonne route ». D’autres, au contraire, nous font clairement comprendre que nous ne sommes pas du même monde. Sur l’autoroute, les sportives nous frôlent et nous doublent sans merci à grand renfort de décibels et sur la départementale, cette fois, une Duke 990 « full po’ » a bien l’intention de nous montrer aussi qui commande... Evidemment, on s’accroche dans son rétroviseur, rattrapant dans les virages le peu perdu dans les lignes droites au guidon de nos maxiscooters... pour finalement nous porter à sa hauteur juste avant un rond point. Le lascar fait mine de nous ignorer, puis finit par rendre les armes : « C’est quoi ce scoot’ ??? Ca marche grave !!! » Oui, on peut le dire comme ça.

Il y a eu avant... et après le TMax

S’il y a bien un deux roues qui a beaucoup remis en cause ce qu’on croyait acquis de longue date, c’est évidemment le Yamaha T Max. Premier maxiscooter à revendiquer des performances de moto, en l’espace de 16 ans l’engin s’est enraciné dans notre société au point de pointer dans le Top 5 des meilleures ventes françaises ! Curieusement, la concurrence a tardé à réagir. Mais particulièrement en 2017, deux nouveautés entendent plus que jamais lui disputer son monopole. Sur scooter-station, le dernier Honda X ADV l’a même devancé en terme de nombre de lectures ! Mais le concept Honda reste particulier et sans doute moins comparable à la référence Yamaha. Non, non, le nouveau concurrent « naturel » du T Max 530 2017 est bien évidemment le Kymco AK 550. Et en la matière, il faut bien avouer que les taïwanais ont placé la barre très haute.

C’est évident, ce scooter-là a bien été conçu pour « manger » du T Max, en reprenant ni plus ni moins que les mêmes recettes, aussi bien dans son allure générale que dans sa technique ou encore ses performances. Mieux (ou pire), le nouveau haut de gamme Kymco enfonce le clou avec un prix très agressif. Le AK 550 est en effet proposé à 9 899 € contre 11 499 € pour le T Max dans sa version de base (au 19/05/17). Faute de cette version d’entrée de gamme justement, nous avons du confronter le TMax DX plus cher (13 299 €) et mieux équipé – rassurez-vous, nous en tenons compte dans notre essai, par mesure d’équité – au AK 550 sur plus de 300 km, en ville, sur route, autoroute, en solo, en duo, à la pompe à essence et aussi sur la balance scooter-station. Et notre verdict est sans appel (oui, oui, on sait, on en fera toujours trop pour vous :)

Pas le même gabarit

Les premiers constats sont évidemment visuels. Et si de loin leur allure générale se rejoint, de près cette fois, c’est avant tout la différence de gabarit qui ressort. Dans sa dernière évolution 2017, le TMax affirme la tendance relevée au fil des millésimes : il a pris du volume, et c’est avant tout sa proue qui l’illustre. Plus large, plus haute, elle n’en fait ressortir que mieux le faciès plus acéré et compact du Kymco. Et cette différence s’apprécie aussi à bord et durant tout notre essai : le TMax offre une protection très convaincante contre le vent, aussi bien du buste que des jambes, et ce sans trop de remous. Sa bulle est sensiblement plus large, et d’autant plus efficace sur le DX en raison des possibilités de réglage électrique de sa hauteur, malheureusement absentes sur la version de base du T Max directement comparable au AK 550.

Par ailleurs, son ergonomie générale est conforme à ce qu’on attend du king nippon : le guidon relativement haut et rectiligne tombe naturellement sous les mains, il y a de la place derrière le tablier et sur le plancher pour la plupart des gabarits, le regard embrassant une planche de bord classique avec ses jolis compteurs et compte-tours « à aiguille » encadrant une fenêtre numérique. Seule la selle, ferme, ainsi que sa hauteur et sa largeur révèlent un point faible : le T Max oblige à écarter sensiblement les jambes pour poser les pieds au sol à peine à plat pour un pilote de 1,78 m. Et les commandes d’ouverture de trappe à essence et de coffre, juste devant votre intimité en bout de selle, empêchent de s’avancer autant que sur le Kymco. Les « courts sur pattes » devront impérativement l’essayer avant de signer le chèque.

Sur l’avant ou au centre

Sur ce point, le Kymco ne creuse pas un écart significatif mais fait juste un peu mieux. Légèrement plus étroit entre les mollets, le dessin et la longueur de sa selle offrent en outre plus de latitude pour se positionner en fonction de son gabarit (nous posions les pieds à plat au sol à son bord). En revanche, le rembourrage de l’assise se révèle encore plus ferme que sur son concurrent japonais (et c’est peu dire... ). Enfin, malgré les branches de son guidon plus basses et en arrière, le AK 550 donne la sensation de pencher son pilote légèrement sur l’avant, disons dans une attitude plus sportive, l’éloignant en même temps de la colonne de direction. En impression toujours, sur le Kymco on se sent davantage centré entre les deux roues, et plus sur l’avant sur le T Max.

L’ambiance à bord du AK 550 se dévoile aussi nettement moins lisse, moins cossue : le dessin du tablier est sensiblement plus tourmenté et donc moins favorable à la protection. Ajouté à la bulle étroite, si le AK 550 soulage bien le pilote de la pression du vent, il génère en revanche nettement plus de turbulences, notamment à bonne vitesse sur autoroute. Malgré nos efforts, nous n’avons pas pu positionner sa bulle en position haute, faute d’outils nécessaires dans la trousse (pas de clé de 12 à pipe, chef !) pour apprécier un éventuel progrès.

La planche de bord 100% numérique indique la vitesse en gros chiffres sur le cadran de droite mais attention : elle devient illisible sous le soleil (à revoir) ! A noter aussi, notre modèle d’essai ne comportait pas le module « Noodoe » connecté au smartphone et positionné au centre de la planche, qui sera activé sur les modèles vendus couramment à partir de mi-mai. Au moins, sous la selle, le volume disponible permet d’abriter un casque intégral, comme sur le TMax. D’une façon générale, s’ils restent globalement comparables malgré leurs petites différences, l’ajustement des différents caches plastiques et la qualité de fabrication apparaissent sérieux sur le taïwanais, mais l’impression de « qualité perçue » est plus en faveur du Yamaha.

Guerre des boutons

Fini le temps où il suffisait de tourner une clé pour démarrer et s’élancer... Nos deux « maxis » du jour imposent une procédure tout à fait particulière. Tous les deux commandés par une clé type transpondeur à laisser dans votre poche (certes pratique), le AK 550 réclame de tourner un gros bouton central et d’appuyer deux fois sur un petit bouton périphérique – qui peine parfois à vous reconnaitre – alors que le TMax demande d’appuyer deux fois sur le bouton de démarreur au commodo. Chacun son truc, même s’il faut bien avouer que la prise en main du Kymco nous est apparue plus simple, surtout en ce qui concerne le commodo gauche.

Le taïwanais offre par exemple une emplacement classique pour les commandes de clignotants et de klaxon, ce qui est toujours appréciable dans la circulation urbaine où on n’a pas toujours le temps de réfléchir ou regarder ses mains. Alors que sur le T Max, ces commandes semblent moins accessibles car elles jouxtent d’autres boutons, notamment la commande de la bulle qui intervient aussi dans la gestion des informations de la console (sur le DX toujours, pas sur la version de base). Bref, on s’y perd : par exemple, on a mis un certain temps à comprendre comment remettre le trip partiel à 0 sur le T Max et il faut croire qu’on ait été les premiers puisque celui-là indiquait toujours le même kilométrage que le total...

Tout est dans le calage

Trêve de considérations électroniques, vient enfin le moment de rentrer dans le vif sujet : démarrer les moteurs. Et là encore, malgré une architecture similaire – bicylindre en ligne parallèle incliné – nos deux ténors jouent leur propre partition. Un air bien connu sur le T Max, plutôt « lisse » (calage à 360°, les deux pistons exactement sur le même plan), dans les fréquences médium, définitivement bien à lui. Pas de quoi défriser un scooteriste convaincu alors que le motard intermittent sera sans doute plus sensible à la sonorité du « AK ». Calé à 270° (les pistons sont "décalés", comme sur les V Twins moto), le moteur taïwanais sonne plus grave et syncopé, et révèle déjà à l’oreille ce qui vous attend une fois lancé. En impression, il apparait en effet plus rond, plus musclé dans les mi-régimes, ce que nos nombreux tests de reprise et d’accélération couplés vont révéler et confirmer au fil des kilomètres et de son « rodage » (le Kymco affichait 500 km et 2 000 km pour le Yamaha lorsque nous avons débuté l’essai).

Le Kymco est incontestablement mieux rempli (et/ou mieux géré du côté de la transmission), plus alerte dans les vitesses usuelles, devançant systématiquement le TMax au moindre test. Mais attention, ici l’écart de performances reste faible entre ces scooters, à tel point que ce léger avantage du Kymco en accélération et reprise ne peut à lui seul suffire à les départager. Et ce sera d’ailleurs une constante durant tout notre essai : l’un et l’autre restent objectivement très proches en termes de prestations et de performances, mais révèlent en revanche des caractères bien distincts.

Ainsi, le TMax apparait pour sa part plus linéaire, moins « rond » mais en contre partie plus vif dans ses montées en régime, surtout à « haut » régime. Ainsi, s’il subit la loi du AK 550 jusqu’aux environs des 130 / 140 km/h, en reprise comme en accélération, le TMax prend peu à peu le meilleur au-delà. Pas très utile certes dans la vraie vie mais à apprécier selon ses gouts en matière de moteur : plus de « coffre » pour le Kymco donc, plus de « chevaux en haut » pour le Yamaha. Ce qui est d’ailleurs étonnant lorsqu’on sait que sur la fiche technique, le TMax fournit en théorie 46 ch. contre 53 ch. pour le AK. Taïwanais pas encore fini de se libérer ou japonais très bien "réglé" ? Allez savoir...

Le TMax cède son trône... sportif

A ce moment du comparatif TMax vs AK 550, deux caractères se profilent déjà. Le TMax s’avère le plus « urbain » au sens large. Outre sa selle plus spacieuse pour le passager, ou encore sa protection digne d’une moto GT, son unique boite à gants bien plus exploitable que les deux « cavités » torturées du AK, on apprécie aussi ses suspensions plus « soft » sur les petits chocs ou les pavés. Incontestablement, le maxiscooter Yamaha n’a cessé d’orienter sa carrière vers une plus grande polyvalence, laissant au AK550 la voie libre sur ce qui faisait pourtant la réputation du TMax. Et à ce titre, la séance photos aux portes de la Normandie va finir d’enfoncer le clou. Dés les premiers virages « un peu » appuyés, la messe est dite : alors qu’on hésite a priori au guidon du Yamaha à prendre la corde, du fait d’un comportement général moins précis et d’une garde au sol plus limitée, on jette le AK 550 sur l’angle sans trop se poser de question.

Avec le japonais on évalue la situation, on calcule au mieux pour ne pas « toucher » et risquer de délester l’arrière ; avec le AK 550... on y va et ça passe sans l’ombre d’une hésitation ! Plus ferme en suspensions, plus « tranchant » en châssis, le maxi scooter Kymco bénéficie aussi d’un centre de gravité plus bas et d’une meilleure garde au sol. Si bien que malgré son poids supérieur sur la balance moto-station (+ 12 kg tous pleins faits), il détrône nettement le TMax à rythme sportif. Il faut préciser que ces deux-là peuvent en outre compter sur une monte pneumatique absolument sans reproche, en tout cas sur le sec , avec les Metzeler FeelFree du AK550 et les Dunlop Roadsmart du TMax.

En revanche, dés qu’il s’agit de s’arrêter, là encore le Kymco prend l’avantage grâce à ses monstrueuses pinces radiales Brembo ! Associé à son moteur plus pêchu dans les mi-régimes et sa musique nettement plus enivrante, on comprend vite que l’engin a tout pour séduire les motards hésitants à investir dans un « utilitaire » en semaine... pour garder bien au chaud la sportive, le trail ou la GT (ou autre) le week-end. De son côté, le TMax vise peut-être plus large, et une clientèle qui n’a que faire de ces considérations culturelles !

Bilan : Il impressionne le AK !

Si on voulait tenter une analogie avec la moto, le AK 550 s’inspirerait d’une Ducati Supersport ou ST dans son caractère par exemple, plus rigide et démonstratif à mi-régime, alors que le TMax tire davantage vers un 4-cylindres GT, globalement plus souple. Et ce sera d’ailleurs là, et comme toujours, un motif d’étonnement permanent tout au long de ce comparatif tant ces deux-roues nous emmènent dans un univers qui n’est définitivement plus celui des scooters et pas encore tout à fait celui des motos. Comme un troisième type que certains méprisent encore (il suffit d’observer les réactions) mais qui est devenu une évidence pour les nombreux utilisateurs qui un jour se sont dits : « Je vais en essayer un ». A ce titre, si le TMax reste incontestablement le fondateur, il faut bien avouer que la catégorie compte aujourd’hui d’autres modèles très affûtés, cette dernière nouveauté taïwanaise étant incontestablement la plus menaçante pour la référence japonaise.

On l’a vu, constaté et mesuré, face au TMax (de base), le AK 550 rivalise autant en équipement qu’en performances, avec pour le Kymco une orientation sportive plus marquée, alors que le Yamaha offre un quotidien plus confortable. Mais ce qu‘il faut avant tout retenir, c’est que nous n’avons pas réussi à observer de gros écarts entre ces deux-là, mais avant tout des caractères moteur et châssis bien distincts qui n’en remettent pour autant en cause leur polyvalence. Ainsi, on peut tout faire (ou presque) avec eux de la même façon, si bien qu’au final, les seuls critères qui les démarquent plus nettement sont d’ordre commercial.

On l’a dit, le T Max (de base) coûte 1 600 € de plus que le AK550, soit près de 16%... Ce n’est pas rien. Pour autant le japonais est statutaire, réputé fiable et bénéficie d’un réseau et d’un SAV tout aussi reconnus. Visant à son tour le haut de gamme, Kymco a encore à progresser en termes d’image et de réseau mais on sait que l’importateur y travaille, alors que les autres nouveautés taïwanaises ont elles aussi démontré une nette montée en gamme. Restera alors à apprécier la fiabilité du AK 550 dans le maxitest scooter pour achever de se rassurer. Pour l’heure en tout cas, et de ce qu’on en retient à l’issue de ce premier comparatif AK550 vs TMax, il ne fait aucun doute que le dernier arrivé est bien au niveau de la référence.

Par Manu Cadiou, photos Arnaud Vibien

Kymco AK 550

Plus Moins
  • prix !
  • moteur « motard »
  • polyvalence sportive
  • ergonomie des commandes
  • selle ferme
  • turbulences aérodynamiques
  • compteur illisible sous le soleil
  • image de marque

Prix : 9 899 € (au 12/05/17)
Disponibilité : mi-mai 2017
Garantie : 2 ans, pièces et MO, kilométrage illimité
Coloris : noir mat, gris
Homologation : Euro 4, permis A et A2

Lire l’essai complet du Kymco AK 550 ici

Yamaha T Max

Plus Moins
  • polyvalence
  • confort
  • qualité perçue
  • image de marque
  • prix !
  • petits gabarits
  • garde au sol

Prix : 11 499 € (modèle de base, au 12/05/17)
Disponibilité : mai 2017
Garantie : 2 ans, pièces et MO, kilométrage illimité
Coloris : noir
Homologation : Euro 4, permis A

Lire l’essai complet du Yamaha TMax ici

Kymco AK 550 vs Yamaha TMax : Notre notation


Kymco AK 550 Yamaha TMax
Qualité de fab. 4/5 5/5
Agrément moteur 5/5 5/5
Performances 5/5 4/5
Partie cycle 5/5 4/5
Maniabilité 3/5 3/5
Freinage / ABS 5/5 4/5
Ergonomie 4/5 4/5
Confort 4/5 5/5
Protection 3/5 5/5
Duo 4/5 5/5
Aspects pratiques 4/5 4/5
Prix 5/5 3/5
Total 51 51
vainqueur vainqueur

   

Comparatif AK 550 vs T Max :
La technique

 

Consommation moyenne de l’essai et autonomie :

Kymco AK 550 : 5,59 l/100 km (autonomie théorique : 223 km)

Yamaha T Max : 5,41 l/100 km (autonomie théorique : 277 km)

Le poids avec les pleins mesuré :

Kymco AK 550 : 233 kg (AV 114,6 kg / AR 118,4 kg)

Yamaha T Max : 220,6 kg (AV 110 kg / AR 110,6 kg)

Vitesse / régime :

Kymco AK 550 : 90 km/h / env. 5 000 tr/min - 130 km/h / env. 6 000 tr/min

Yamaha T Max : 90 km/h / env. 4 500 tr/min - 130 km/h / env. 5 700 tr/min

Performances globales :

Du fait de leur transmission par variateur, nous n’avons pas pu passer ces scooters au banc moteur comme nous le faisons habituellement avec les motos sur moto-station.com. Nous avons donc du nous fier à nos seules impressions, validées par des tests dynamiques couplés.

Malgré une différence de 7 ch. sur le papier et 12,4 kg constatés sur la balance, les Yamaha T Max et Kymco AK 550 offrent des performances très proches, avec toutefois des nuances. Plus rond dans son comportement, c’est à dire plus démonstratif dans les mi-régimes, le taïwanais domine le japonais aussi bien en accélération départ arrêté qu’en reprise aux allures légales. Il part doucement mais sûrement devant le Yamaha. Il n’y a qu’au dessus des 140 km/h environ que le Yamaha reprenne l’avantage, tout aussi progressivement.

Electronique moteur :

Les deux motorisations sont dotées chacune de deux modes de cartographies, dites "sportive" ou "tourisme" ou "pluie". Dans le cas du T Max DX, la différence entre les deux modes est la plus pertinente, adoucissant assez sensiblement son accélération dés les bas régimes. Couplé à son contrôle de traction de série, cet équipement rassure sous la pluie en éliminant le risque de dérobade de l’arrière. Mais attention, le T Max dans sa version de base n’offre pas ces deux cartographies.

Le AK 550 est privé d’un contrôle de traction. Il est en revanche doté lui aussi de deux modes de cartographie de série, qui nous ont semblé assez peu convaincants. Puisque sur le mode "tourisme", on sent nettement un retard de réponse à la poignée, générant un à-coup assez peu agréable, qui ne nous a pas semblé limiter la puissance ensuite de façon flagrante.

Châssis :

Les deux scooters utilisent une technologie similaire, soit un cadre tout alu avec des structures latérales coulées sous pression et largement nervurées, allié à un bicylindre en ligne très incliné, et un bras oscillant indépendant. Même la taille des jantes et pneus est similaire. Le Kymco utilise un amortisseur non réglable en position horizontale au dessus du bras oscillant, attaquant le cadre sans biellettes.

Le T Max utilise lui une suspension arrière type moto, avec amortisseur (réglable en ressort et détente) en position basse, relié au bras oscillant via des biellettes, qui permettent d’obtenir plus de douceur sur les petits chocs et de progressivité sur les gros. Et c’est en effet ce que nous avons ressenti au guidon, le T Max se révélant plus confortable que le AK.
Plus léger sur notre balance (de 12 kg, quand même), le Yamaha ne prend pas l’avantage à allure rapide. Le Kymco apparaît plus rigide et bénéficie d’un centre de gravité plus avantageux. Enfin, sa garde au sol lui permet de passer plus vite en virage. Il offre en outre une puissance de freinage supérieure via ses gros étriers Brembo.

Protection :

Dans sa version de base, le T Max est dépourvu de réglage électrique et comme le AK 550, nécessite donc d’avoir recours aux outils pour positionner sa bulle en position haute. Notre T Max d’essai en version DX disposait de ce réglage électrique, qui nous a permis d’apprécier une excellente protection contre le vent, agréable pour le pilote mais aussi pour le passager. Faute d’outils adéquats dans sa trousse, nous n’avons pas pu relever la bulle du Kymco. Globalement, le AK 550 soulage efficacement son pilote du vent mais génère en contrepartie nettement plus de remous que le T Max, sensibles au niveau du buste et des épaules, fatigants en vitesse de croisière sur autoroute.

Equipement :

Il existe des différences d’équipement entre les T Max et AK 550, cependant assez peu déterminantes au moment du choix. Nous avons considéré ici les équipements les plus importants.

Equipement commun aux T Max et AK 550 :
- cadre alu, bicylindre en ligne, bras oscillant indépendant
- transmission par courroie
- coffre pour 1 intégral / 2 jets, veilleuse et vérin de selle
- bulle réglable avec des outils
- clé transpondeur
- leviers de frein réglables
- jantes 15 pouces
- freinage radial ABS
- 2 béquilles
- poignées passager latérales
- pneus radiaux performants
- frein de parking
- éligibles permis A2

T Max :
- suspension arrière progressive par biellettes (réglable)
- contrôle de traction
- pré équipement airbag Dainese D-Air
- système de blocage de la béquille centrale (antivol)

AK 550 :
- instrumentation Noodoe connectée au smartphone
- poignées chauffantes de série
- contrôle de pression des pneus
- 2 cartographies moteur

Kymco AK 550 :

Absente sur notre modèle d’essai mais vendue avec les modèles commercialisés à partir de mi-mai, le AK 550 bénéficie d’une instrumentation additionnelle baptisée "Noodoe", qui permet de le connecter à votre smartphone via une application à télécharger. A la clé, différentes fonctionnalités, la météo, l’heure, l’accès à la messagerie et autres. Par ailleurs, la planche de bord offre beaucoup d’informations utiles, à faire défiler via une commande au commodo, dont la pression des pneus, le kilométrage de la courroie et du plein d’huile ( !), deux trips, le niveau d’essence, la conso moyenne, le régime moteur par barregraphe (imprécis), etc. Dommage que cette planche devienne illisible sous le soleil et qu’il manque une horloge (mais l’heure est affichée au centre avec le dispositif noodoe). A noter, le AK offre aussi les poignées chauffantes de série !

Le scooter s’active via la clé transpondeur sans contact, et nécessite d’appuyer sur un petit bouton jouxtant la grosse mollette centrale, puis enfin le bouton de démarreur. Ce dispositif commande aussi l’ouverture de la trappe à essence et du coffre.
Les deux vides poches dans le tablier sont trop torturés pour être réellement accueillants (on peut y loger de petits objets, un smartphone, des clés, guère plus). Mais ils comportent une prise USB. Le coffre central sous la selle permet d’accueillir un casque intégral ou deux petits jets. Le dosseret de la selle pilote peut-être avancé de 3 ou 4 cm.

Face au T max, en matière d’équipement le AK 550 se distingue surtout par son instrumentation très complète, ses poignées chauffantes et ses deux cartographies moteur de série.

Yamaha T Max :

L’instrumentation du T Max de base est sensiblement moins fournie mais offre les fonctionnalités essentielles (2 trips, jauge à essence, température ext., horloge). Les compteur / compte-tours à aiguille sont lisibles et esthétiques.

Dans le tablier, on trouve une seule boite à gants mais autrement plus logeable que sur le Kymco, et là aussi dotée d’une prise USB. Le Yamaha est également commandé par une clé à transpondeur, nécessite lui d’appuyer 2 fois sur le bouton du démarreur pour s’exécuter. Il s’éteint et se verrouille via un bouton situé dans l’habillage du guidon. Il permet en outre de bloquer la béquille centrale en position haute, ajoutant cette fonctionnalité antivol mécanique à l’anti-démarrage électronique. Comme pour le Kymco, son coffre sous la selle peut accueillir 2 casques jets ou 1 casque intégral.

Face au AK, le T Max fait surtout la différence avec son contrôle de traction, sa suspension arrière progressive et son pré équipement air bag.


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