Mardi 21 novembre 2017
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scooter électrique askoll eS3

Scooter électrique et efficace !

Essai Askoll eS3

Askoll franchit une nouvelle étape dans le domaine de la mobilité urbaine avec l’eS3. Basé sur l’eS2, ce nouveau cyclomoteur électrique gagne en performances et endurance. Essai !
Millésime : > 2017
jeudi 2 novembre 2017
 
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Galerie photos Essai Askoll eS3 Galerie photos Essai Askoll eS3


Encore jeune dans le domaine de la mobilité urbaine, Askoll est pourtant un groupe Italien de référence dans la fabrication de moteurs électriques. Il est présent dans le monde entier avec des usines au Brésil, Chine, Mexique, Roumanie et Slovaquie. Fondé en 1978 par Elio Marioni, le groupe doit sa réussite à la commercialisation de pompes et moteurs électriques pour aquariums et bassins, puis pour produits électroménagers. En 2013 il lance son projet de développement de vélos et cyclos électriques, dont les premiers modèles sont présentés en 2014.
Dès 2015, Askoll ouvre ses propres boutiques Askollstore en Italie, puis en 2016 un premier showroom en France à Paris. Pour 2017, la marque continue son expansion avec la création d’une filiale française et deux commerciaux en charge du développement du réseau Askoll en France. Déjà présente en Autriche, Grèce et Hongrie, la marque continue donc son développement européen et ne devrait par ailleurs pas tarder à se déployer au Benelux.

Un style intemporel

En découvrant l’Askoll eS3, les plus anciens ont l’impression d’arriver en terrain connu, l’engin est compact et ses lignes s’inspirent en effet de certains cyclomoteurs et mobylettes d’antan, dotés d’un large bouclier protecteur devant les jambes du conducteur. Ce nouvel opus du fabricant italien est toutefois bien plus moderne, avec son châssis léger (85 kg en ordre de marche) mais bien conçu, sa motorisation électrique et son habillage plastique aux lignes élégantes et raffinées. L’Askoll eS3 est équipé d’étroites roues de 16 pouces avec jantes à cinq branches, d’une fourche télescopique, d’un mono amortisseur arrière et d’un freinage à disque avant combiné à un simple tambour arrière. Il dispose par ailleurs d’un éclairage 100% LED, d’une boite à gants avec prise 12V, d’un accroche-sac amovible, de repose-pieds passager escamotables et d’un long porte-paquets arrière, prévu pour accueillir un top-case optionnel permettant de compenser l’absence de coffre sous la selle. Cet espace est en effet dédié aux batteries amovibles et à leur chargeur.
Comme l’eS2 (équivalent 50 cm3), le eS3 (équivalent 100 cm3) embarque deux batteries Lithium-ion (pas d’effet de mémoire de charge) de 7,5 kg chacune, offrant une puissance énergétique cumulée de 2800 Wh contre 2100 Wh pour l’eS2. Un gain de puissance principalement dû à l’adoption de cellules Samsung, plus puissantes que les précédentes cellules Panasonic. Notez que, pour la petite histoire, Askoll est l’un des rares clients de ces deux fournisseurs de cellules a être autorisé à assembler lui-même ses batteries, à l’aide d’une unité de production robotisée elle-même conçue par la marque.

Facile et performant

Avec sa selle culminant à 760 mm et son plancher quasiment plat, l’eS3 se veut très facile d’accès. Sa prise en main est naturelle et rassurante pour les néophytes grâce à un poids contenu et une répartition des masses correcte, bien que plus haute que celle d’autres scooters électrique dont les batteries sont logées sous le plancher (mais non amovibles). Une fois à bord, l’utilisateur fait face à un large tableau de bord logé au-dessus du phare. Celui-ci comprend l’essentiel, à savoir un petit tachymètre analogique, quelques voyants usuels et un cadran digital affichant le niveau de chaque batterie, l’heure, le kilométrage parcouru, l’autonomie restante en km, le mode de conduite et l’option frein moteur choisis. A main gauche, un bouton permet de choisir d’activer ou pas le frein moteur/régénération des batteries. Le choix du mode de conduite (Eco, Normal ou Power) s’effectue lui au commodo gauche, tout comme l’activation du scooter.
Pour “démarrer”, il suffit d’appuyer sur le contacteur jusqu’à l’obtention d’un bip sonore indiquant que l’engin est prêt à partir. Il suffit ensuite de tourner la poignée d’accélérateur pour décoller en douceur. Quel que soit le mode choisi, l’accélération est particulièrement douce et progressive, malgré un couple maxi disponible immédiatement. Un effet en partie dû au système de transmission par courroie, moins agressif que celui en prise directe d’un moteur directement intégré dans la roue. La différence de mode se ressent essentiellement au niveau de la vitesse de pointe, avec un maxi de 70 km/h en mode Power, 60 km/h en mode Normal et environ 50 km/h en mode Eco.

Un vrai vélo

Après quelques minutes en cycle urbain on se sent totalement à l’aise en débutant l’essai de cet Askoll eS3. La stabilité générale est bonne, la répartition des masses correcte et la prise d’angle naturelle, sans vivacité excessive. Le train avant se place facilement et il suffit d’une petite sollicitation au guidon pour passer rapidement d’un virage à l’autre. Le grip des pneus taiwanais conçus pour Askoll est par ailleurs très correct sur le sec, avec une bande de roulement plus dure pour améliorer la longévité et des bords plus tendres pour une bonne adhérence en courbe. Le freinage, combiné avant/arrière au levier gauche, s’avère correct malgré une commande au feeling perfectible et un léger manque de puissance lorsqu’on transporte un passager bien portant.
L’accélération de l’eS3 se veut toujours prévenante et progressive, avec un dosage précis à la poignée mais une réponse un peu juste pour les amateurs de réactivité, même en mode sport. A fortiori en montée, où l’engin subit encore plus le poids de l’équipage au moment de s’élancer. Même constat si l’on a retiré l’une des batteries pour la charger pendant qu’on utilise l’autre. Cela affecte directement la capacité d’accélération. En descente, il suffit d’activer le mode de récupération d’énergie pour accroître sensiblement l’autonomie de la batterie et profiter du frein moteur.
A l’usage, le confort général apparaît un poil ferme, avec une suspension peu freinée en hydraulique et une assise relativement dure. Pour autant, l’Askoll eS3 tire plutôt bien son épingle du jeu urbain et permet de sillonner la ville un bon moment avant d’arriver au bout de la charge de ses deux batteries. Le constructeur annonce pour sa part une autonomie d’environ 96 kilomètres selon le règlement UE n° 168/2013. Une valeur que nous n’avons pas eu l’occasion de valider lors de ce rapide essai du Askoll eS3, mais qui devrait a priori avoisiner facilement les 80 km en utilisation normale.

Technologie améliorée

Comparé à l’eS2, le moteur de l’eS3 bénéficie de plusieurs améliorations bienvenues. Il utilise notamment des aimants à terres rares qui augmentent sa puissance et sa vitesse de rotation. Celle-ci passe en effet de 7 200 à 9 700 tr/min, ce qui permet à l’eS3 d’atteindre rapidement une vitesse maxi de 70 km/h. Comme sur l’eS2, la masse du moteur est positionnée sur l’avant du bras oscillant, au plus proche du cadre. Le système d’embrayage a été amélioré afin d’éviter les précédents soucis de déchirement de courroie de transmission en utilisation intensive. En fait, les livreurs de pizza d’une marque cliente s’amusaient à sauter les trottoirs avec l’eS2, ce qui faisait sauter la courroie et l’abimait. Un ventilateur a par ailleurs été ajouté afin d’améliorer le refroidissement par air forcé du moteur. Des améliorations dont devrait également profiter les prochaines séries de eS2.
Concernant l’autonomie, Askoll assure que ses batteries endurent un minimum de 800 cycles de recharge, quelle que soit la manière dont elles sont rechargées. Le chargeur Askoll présente en effet la particularité de pouvoir limiter la capacité de recharge des batteries à 90% plutôt que 100%. Ce faisant, la longévité des batteries serait accrue de 200 à 400 cycles de charge supplémentaires car les cellules Lithium-ion seraient ainsi mieux préservées. Quoi qu’il en soit, la recharge des batteries s’effectue actuellement à 80% en 7 heures et 100% (ou 90%) en 9 heures. Les deux ensemble si on les recharge directement sur le scooter, indépendamment l’une de l’autre si on les retire. Un chargeur double tête serait actuellement à l’étude pour faciliter la recharge simultanée de deux batteries à domicile.

Bilan essai Askoll eS3

Avec un coût d’entretien extrêmement réduit (environ 30 € /an) et un coût d’utilisation très faible (0,45 € / recharge), le scooter électrique Askoll eS3 apporte une réponse plus que tangible aux nécessités de mobilité urbaine, voire périurbaine si l’on peut disposer d’un point de recharge en journée. Reste son coût d’achat conséquent de 3 490 €, duquel on peut toutefois déduire les primes gouvernementale (250 € par kWh de batterie, soit 700 € pour les 2,8 kwh de l’eS3) et/ou municipale (plafonnée à 400 € à Paris) prévues pour favoriser le déploiement des véhicules électriques dans nos cités. Quoi qu’il en soit, l’Askoll eS3 est d’ores et déjà disponible en France en coloris noir, blanc, gris et rouge.

Plus Moins
  • Facile d’accès
  • Agrément de conduite
  • Souplesse moteur
  • Batteries amovibles
  • Ecologique
  • Assise ferme
  • Suspensions fermes
  • Agrément freinage
  • Capacité d’emport


Askoll eS3 : Pratique

Prix : 3 490 € au 02/11/17
Coloris : blanc, noir, rouge, gris
Garantie : NC
Homologation : Permis B, A1
Disponibilité : Immédiate

 
Crédits :
Par Gwendal Salaün
 


Fiche technique

Moteur : électrique brushless à aimants permanents, cylindrée équivalent 100 cm3, système de régénération, transmission par poulie avec courroie crantée ; batteries (amovibles) Lithium-ion, maxi 2 800 Wh (2 batteries), poids 10,5 kg par batterie, temps de recharge 3,5 heures pour 1 kWh, 800 cycles de recharge minimum avec 80% de capacité résiduelle

Partie cycle : cadre tubulaire en acier, fourche télescopique hydraulique, amortisseur hydraulique AR, freins CBS AV disque diam. 220 mm / AR tambour diam. 140 mm, pneus AV 80/80 x 16 - AR 90/80 x 16

Gabarit : longueur 1 830 mm, largeur 726 mm, hauteur de selle 760 mm, empattement 1 245 mm , poids avec batteries 85 kg, poids maximum admissible 245 kg

Performances : vitesse maxi NM, autonomie 96 km selon 168/2013 EC

 

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En ce moment, 32 avis d'utilisateurs sur cette TRIUMPH 865 Bonneville T 100

Graphique note TRIUMPH 865 Bonneville T 100 Note générale : 8.01
Classement général : 856e / 1144
Evolution : 1

  • Votre essai 9.15
  • Fiabilité 8.62
  • Moteur 8.99
  • Partie cycle 7.84
  • Ergonomie 7.75
  • Pratique 5.43
  • Budget 7
  • Vous 9.3
Conclusion maxitest Dernier avis :
Demande une préparation"off road"pour exprimer pleinement son caractère et retrouver un agrément de conduite digne de cette machine mes appréciations sont faites après montage d'un kit MECATWIN

 
 

 
 

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